Dans l'oeil du photographe : témoignage des fouilles de Camille de la Croix
Exposition à venir
A l'occasion du bicentenaire de la photographie, venez découvrir les archives photographiques du site gallo-romain de Sanxay.
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Tarif
Exposition comprise dans le billet d'entrée.
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Public
Tout public.
PRESENTATION
A la fin du XIXe siècle, les travaux du père Camille de la Croix, pionnier de l’archéologie poitevine constituent une étape majeure dans l’histoire scientifique du site de Sanxay. De 1881 à 1883, il mène des fouilles hors normes pour l’époque, sur près de 15 hectares, avec une équipe de 14 terrassiers.
Les habitants de la région s’intéressent au site, véritable attrait pour le territoire, et les passionnés d’archéologie. Camille de la Croix ouvre son chantier aux archéologues, historiens, architectes, amateurs et journalistes qui donnent leurs avis sur le site.
Des débats émergent quant à l’interprétation du site. Certains y voient un centre de cure et de pèlerinage, voire un lieu de rassemblement de gaulois transformé par les romains pour apporter des éléments de romanité. D’autres défendent l’idée d’une ville à part entière hypothèse considérée comme la plus vraisemblable. Une abondante production d’articles de presse en France comme à l’international, contribue à diffuser ces découvertes et à valoriser la figure du père de la Croix.
Soucieux de recueillir et de compiler les informations issues de ces recherches, cet archéologue réalise des plans, des coupes et consigne de nombreuses notes. Conservés aux Archives Départementales de la Vienne, ces documents sont nombreux, comprenant notamment un fond photographique majeur dont l’exposition présente une sélection.
En effet, avec l’invention du procédé de la photographie en 1826-1827 par Nicéphore Niépce, perfectionné par Louis Daguerre à sa suite, un nouveau rapport au réel se créé. La photographie devient un outil essentiel pour la connaissance et la diffusion des informations, notamment scientifiques. Camille de la Croix fait réaliser des clichés à Sanxay durant sa campagne de fouille. Si le contexte précis de ces commandes reste inconnu, quelques noms de photographes nous sont parvenus comme Jules-César Robuchon, Jules de Laurière ou Alfred Perlat qui documentent le site en cours de dégagement.
Là où nombreux de ses paires ne laissent que peu de traces documentaires de leurs opérations de fouilles, Camille de la Croix offre un témoignage précieux des méthodes archéologiques de son temps, et de l’état du site lors de son chantier. Une invitation à découvrir aujourd’hui ce patrimoine exceptionnel.
Le Centre des monuments nationaux remercie l’Université de Poitiers et les Archives départementales de la Vienne.